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Affichage public

Cadre de vie

"Résistances", la nouvelle pause proposée par la Ville de Limoges

Initié par la première séquence, "Éloge du flou" affichée du 24 février au 27 mars 2021, le projet PAUSE revient du 7 au 21 avril avec une deuxième
séquence "Résistances" exposée sur plus de 160 faces d’affichage dans toute la ville de Limoges.

Public : Tout public

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PAUSE, c’est le nom choisi pour cette expérience qui permet d’initier de nouvelles interactions dans l’espace urbain. Par définition, la pause est "la suspension momentanée d’une activité, un temps d’arrêt, un silence, une suspension du son en musique" (source : dictionnaire Larousse). Ici, il s’agit plus largement d’une invitation au voyage, au partage et à la découverte... C’est une ouverture à l’art, une démocratisation de son accessibilité voire une émancipation puisqu’il sort de l’espace muséal pour venir à la rencontre des habitants dans l’espace urbain. Ce concept répond au double objectif de ré-enchanter l’affichage public et mettre en lumière des artistes émergents ou peu connus du public.


Avec ce second duo féminin exposé du 7 au 21 avril, Claire Gaudriot et Sandrine Frapier, nous livrent en photos et illustrations, leurs "Résistances" à la vie, au temps qui passe... "Des oeuvres qui incitent les femmes de tous âges à l’action, à la détermination. Halte à la résignation, résistons aux injonctions sociétales faites aux femmes - une femme est belle de ses souvenirs et de ses rides - et continuons à sourire, même sous le masque !" expliquent les deux créatrices.


À noter que l’artiste Claire Gaudriot a tenu à ce que les affiches de ses oeuvres, une fois la campagne d’affichage achevée, puissent faire l’objet d’un don au Secours Populaire.

Les artistes exposées

Claire Gaudriot

"En école d’art, je développais un travail d’installations mettant en scène des intérieurs constitués d’objets et mobiliers chinés aux Emmaüs sur lesquels je déposais des coulures et couches de peinture. Ces décors-capsules éphémères, aux papiers peints teintés parfois de mélancolie, devenaient ainsi des ‘peintures en relief’, interrogeant le temps qui passe, la couleur, la matière, les émotions... Avec ce projet je cherchais à réactiver la mémoire des spectateurs, à provoquer des souvenirs intimes et personnels, qui s’avèrent finalement bien plus universels qu’on ne l’imagine. C’était pour moi l’occasion de rendre hommage aux petites choses oubliées du quotidien, ces choses anodines qui nous construisent consciemment et inconsciemment ; tout comme le font les personnes que la vie met sur notre route.
C’est ce que je souhaite retranscrire avec ces portraits extraits de ‘Ma collec de mamies’, mon premier roman graphique à paraître début mai 2021 aux éditions Les monédières (Limoges)."
Avec ‘Ma collec de mamies’, je mets en effet les grands-mères à l’honneur, ces vieilles dames bienveillantes qui ont bercé nos souvenirs les plus tendres, et ainsi, réactiver des souvenirs, des sentiments, des sensations aussi bien chez les plus jeunes que les plus grands."
Après le superbe album ‘Calamity Jane l’indomptable’ paru aux éditions À pas de loup, Claire Gaudriot vient de sortir (toujours avec sa complice Anne Loyer), un remarquable nouvel opus ‘Christine de Pisan’ consacré à cette femme du Moyen-âge au destin hors du commun !

Retrouver Claire Gaudriot sur instagram

Sandrine Frapier

Les trois photos présentées par Sandrine Frapier sont une réponse au travail de Claire Gaudriot.
Chaque cliché est une rencontre avec trois femmes qui représentent une décennie (60-70 ans ; 70-80 ans et 80-90 ans) elles parlent de la vieillesse avec un focus sur les rides et les cheveux blancs et disent qu’en dépit de l’âge, on sourit encore et toujours sous le masque (en allusion à la période de pandémie que nous vivons depuis des mois).
Sandrine, diplômée de l’école nationale d’arts décoratifs de Limoges (maintenant ENSA) dans les années 90 a eu son diplôme basé sur un travail photographique en noir et blanc avec un Rolleiflex, appareil mythique au format 6x6 que les photographes affectionnent particulièrement. À l’époque, elle photographiait des parties de corps très petites et intimes (le nombril, par exemple) qu’elle reproduisait à grande échelle.
Plus connue à Limoges et dans l’hexagone pour ses créations textiles sous le pseudo de by Kimeko, Sandrine s’est remise à la photographie, le temps de PAUSE, à l’invitation de Claire Gaudriot pour un dialogue autour des sentiments et de la vieillesse.
 

Retrouver Sandrine Frapier sur instagram

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Le reportage de 7ALimoges

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