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Musée de la résistance

Culture

Sport, mémoire et défense

Du 8 octobre au 31 décembre 2020, la Ville de Limoges propose au musée de la Résistance l'exposition Sport, Mémoire & Défense.

Public : Tout public

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Cette exposition, réalisée par l’Office national des anciens combattants et victimes de  guerre, a pour objectif de présenter les liens  entre le sport de haut niveau, la mémoire  des conflits contemporains et les armées.


 Cette approche se veut didactique, en s’appuyant sur la présentation d’athlètes combattants ou victimes de guerre, et de structures ayant marqué l’histoire du sport dans les Armées, comme le bataillon de  Joinville et le Centre national des Sports de la Défense.


 Marqués par le courage et le dévouement, ces  sportifs ont tous mis leur énergie au service de notre liberté. Parmi ceux qui ont marqué la Grande Guerre : les cyclistes Faber, Lapize et Petit-Breton, Jean Bouin, Roland Garros ou encore Marie Marvingt.  La Seconde Guerre mondiale est représentée à  travers entre autres Louison Bobet, Young Perez, Alfred Nakache ou encore Alain Mimoun.


De nombreux objets et documents prêtés par le Musée national du Sport à Nice et le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon illustrent cette exposition.

Autour de l'exposition

Les conférences :

Jeudi 8 octobre à 18h | Conférence "Le « grand match » : l'Europe sportive en guerre 1914-1924" par Paul Dietschy

Ce que l’on a appelé la « Belle Epoque » fut aussi sportive. Les sports athlétiques et mécaniques, les compétitions internationales et l’internationalisme sportif sont en effet en plein essor quand la guerre éclate. Selon leur nationalité et leur origine sociale, l’engagement des sportifs dans la guerre se fait en ordre dispersé. Toutefois, le sport est vite mobilisé dans l’instruction des conscrits et pour occuper les hommes des premières lignes à l’arrière-front. Beaucoup de sportifs et de champions de l’avant-guerre veulent combattre dans l’aviation à l’image du boxeur Georges Carpentier en France. Des tranchées aux camps de prisonniers, le football est la discipline sportive la plus pratiquée. La sortie de guerre est éminemment sportive. Après le deuil d’une jeunesse sportive sacrifiée vient le temps du retour à la compétition. En 1919 sont organisés les Jeux interalliés pour occuper le contingent américain et les soldats encore mobilisés. Bien vite, les rivalités sportives et nationalistes renaissent même entre alliés. C’est aussi le temps du ressentiment. On veut expulser les anciennes puissances centrales des organisations sportives internationales. En 1920 et 1924, les athlètes allemands ne sont pas invités à participer aux Jeux olympiques alors que le sport sert, outre-Rhin, de substitut au service militaire. Mais l’après-guerre est aussi le temps de la sportive qui pratique un temps le football et occupe avec Suzanne Lenglen la une des hebdomadaires illustrés.

Paul Dietschy est historien spécialisé dans le domaine du sport et particulièrement du football. Il est professeur d'histoire contemporaine à l' université de Franche-Comté.

 Espace Simone-Veil. Entrée libre

Jeudi 10 décembre à 18h | Conférence "Les écrivains et le sport de 1920 à 1960" par Jean Durry

Il fut un temps – mais est-il vraiment révolu ? – où les beaux esprits de « l’intelligentzia » ou se disait telle, ne tenaient pas le Sport en grande estime et soit par ignorance, soit par dédain, ne pensaient pas un instant qu’il puisse être un matériau, un sujet, pour l’écrivain.
 Entrés en Résistance, d’autres créateurs ont relevé le défi et renversé la tendance, entre 1920 et 1960.


Pour ce survol, nos compagnons de route, français ou étrangers, s’appelleront parmi d’autres Maurice Genevoix, Jean Giraudoux, Jean Prevost, Roger Frison-Roche, Gilbert Prouteau, Ives Gibeau, ou Curzio Malaparte, Philip Roth, Rachid Boudjera. Mais se joindront à nous un Jean Zay, un Léo Lagrange. Et des champions parmi les plus fameux que les guerres n’épargnèrent pas et qui devinrent souvent, eux-mêmes sources d’inspiration : Georges Carpentier, Géo André, Young Perez, Alfred Nakache, Louison Bobet, Alain Mimoun…

Quatre décennies de résistance et de combats. Un riche parcours, le reflet aux mille facettes de quatre décennies.

 Jean Durry est un écrivain – Grand prix « Port et Littérature » avec Le Grand Livre du Sport -, historien du Sport et de l’olympisme, fondateur du Musée National du Sport, chroniqueur de presse radio et télévision. Il s’est attaché en 2006 avec Le Chant du Sport (La Table Ronde) au Sport en tant que thème littéraire du XIXe siècle à nos jours.
 Ami personnel proche d’Antoine Blondin – préfacier de sa Véridique Histoire des Géants de la Route - aussi bien que de Raymond Poulidor, c’est avec le plus grand plaisir qu’il revient à Limoges où il a déjà donné plusieurs conférences. Il se réjouit à l’avance du débat du 10 décembre prochain sur les Écrivains et le Sport.


 Espace Simone-Veil. Entrée libre

 Les projections

Jeudi 5 novembre à 19h | Projection du  documentaire Les Champions d'Hitler suivie  d'une conférence par Benoît Heimermann

 « Qu’est-ce donc, au fond, que le sport, sinon la lutte des forces au service de la Patrie ? » D’une phrase, Eckart Hans von Tschammer und Osten,  Reichssportführer de 1933 à 1943, définit les motivations du régime nazi en matière d’exploits athlétiques. Dans Les champions d’Hitler, Benoît Heimermann explore l’histoire de ces athlètes et aventuriers allemands, alpinistes, footballeurs,  tennismen, boxeurs, pilotes qui, de records en  surpassements de soi, ont joué les fers de lance du régime nazi. Sauf que tous, à l’image du sauteur en longueur Luz Long battu par le Noir américain Jesse Owens, ont échoué avant même que la guerre  n’embrase la planète entière. Représentants d’un sport utile, codifié et instrumentalisé, ces funestes messagers se croyaient des héros infaillibles, ils n’étaient que de vulnérables otages.


Benoît Heimermann est journaliste sportif, écrivain et éditeur français. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage Les Champions d’Hitler paru en 2014 aux éditions Stock.

Espace Simone-Veil. Entrée libre

Les séances de sport et visites guidées

 Venez découvrir l’exposition et vous offrir une séance de sport au musée ! Pensez à venir avec une tenue confortable ainsi que votre serviette ou tapis.


Samedi 17 octobre à 15h

  •  Pour les adultes : séance de yoga flow suivie d’une visite guidée de l’exposition. Durée : 2h.
  •  Pour les enfants : visite guidée de l’exposition suivie d’une séance de yoga kids. Durée : 2h.

Samedi 5 décembre à 15h

 

  •  Pour les adultes : séance de yoga flow suivie d’une visite guidée de l’exposition. Durée : 2h.
  •  Pour les enfants : visite guidée de l’exposition suivie d’une séance de yoga kids. Durée : 2h.

Tarif : droit d’entrée + 1 €. Sur réservation au 05 55 45 84 44.
En raison du contexte sanitaire actuel, les séances de yoga sont limitées à 10 personnes (professeur compris) et il est demandé aux participants de venir avec leur propre serviette ou tapis (voir les mesures sanitaires en bas de cette page).
Grâce au mécénat de la salle de sport Wellness Arena.

La nuit des musées | samedi 14 novembre de 18h à 00h 

À 20h : visite guidée de l'exposition suivie d'une rencontre avec Pierre Villepreux

Suivez la visite de l’exposition Sport, Mémoire & Défense avant un temps d’échange avec Pierre Villepeux, joueur de rugby international et entraineur du Stade toulousain et de l'équipe de France.

 À 21h30 : projection du film Victor Young Perez (de Jacques Ouaniche avec Brahim Asloum)

 Victor Young Perez, 136 combats, 91 victoires dont 27 par KO, Champion du monde des poids mouches, est
 sur le ring. En face de lui Kurtz, le soldat allemand ; 20 centimètres et 20 kilos de plus que lui. Autour de lui les cheminées des fours crématoires recrachent les cendres de ses camarades d’infortune. Et pourtant, encouragé par son frère Benjamin déporté lui aussi et par des milliers de regards muets, Victor, ce petit juif arabe, tiendra tête à ces monstres durant quinze rounds. Pendant l’enfer de ce combat, Victor verra défiler sa vie : Sa Jeunesse insouciante à Tunis avec Rachid, Maxo et Benjamin. Il y retrouvera l’amour avec la bellissime Mireille. Il revivra sa gloire et sa descente aux enfers, enfer bien agréable à côté de l’Indicible dans lequel les coups de Kurtz le ramèneront.

 Informations pratiques :
7 rue Neuve Saint-Étienne -  87000 Limoges
 05 55 45 84 44
 Entrée gratuite
 Ouvert tous les jours (sauf le mardi et le dimanche matin) de 9h30 à 17h

 Covid-19 : les mesures sanitaires :
En raison du contexte sanitaire lié à la pandémie de Covid-19, plusieurs mesures ont été mises en place au musée de la Résistance :
- le port du masque est obligatoire au musée
- un distributeur de gel hydroalcoolique est mis à la disposition du public à l'entrée
- la réservation est recommandée pour l'entrée du musée ainsi que pour les séances de visite pour individuels au 05 55 45 84 44
- les groupes sont limités à 10 personnes (guide compris) lors des séances pour individuels. Pour les réservations de groupes, la limitation est portée à 20 personnes (guide compris) ;
- un circuit de visite a été aménagé pour les visiteurs qui doivent également respecter une distance d'1,50 m ;
- le nombre de visiteurs est limité dans les salles ;
- il est interdit de toucher les oeuvres, les panneaux, les cartels, les vitrines et les socles ;
- les séances de yoga sont limitées à 10 personnes (professeur compris) et il est demandé aux participants de venir avec leur propre serviette ou tapis

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