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Armelle Vardelle

Elle travaille dans un domaine qui intéresse en particulier les industriels de l’aéronautique et de l’énergie. Et parce qu’elle aime partager et expérimenter, elle se joue du Jetlag pour faire avancer la Recherche à travers le monde.

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« Le plasma couvre 99 % de l’univers », annonce Armelle Vardelle dès ses premiers mots.

C’est un sujet qui la passionne ; aujourd’hui du moins, car rien ne la prédisposait à suivre cette voie.

De formation littéraire, c’est par amour qu’elle s’est tournée vers la science après avoir rencontré son mari.

Son leitmotiv : « si l’on veut on peut ! » Alors après un changement de cap : un bac S, elle obtient un Master en 1977 à Limoges et une thèse sur la mesure et la vitesse de particules injectées dans un jet de plasma.

Et parce que dans l’univers scientifique « on est des rêveurs qui ont les pieds sur terre », Armelle Vardelle travaille sans relâche, même pour se détendre car tout son esprit est en perpétuelle réflexion.

De Limoges à New York

Professeure à l’ENSIL-ENSCI et chercheuse à l’Institut de recherche sur les céramiques (IRCER) qui est basé à Limoges, elle court entre la France et les États-Unis où elle occupe le poste d’éditrice en chef du « Journal of Thermal Spray Technology » LA référence mondiale en matière d’informations sur ce secteur d’activité.

Là-bas, elle collabore aussi avec les chercheurs de l’université de Columbia à New York, notamment sur l’impact des procédés plasmas sur l’environnement. Elle est aussi la première femme à avoir été nommée au Hall of Fame par « the American Society of Materials » (ASM) en 2016 pour ses travaux sur la projection thermique.

Ses recherches portent sur des procédés plasma qui permettent de faire des revêtements pour protéger des pièces mécaniques de l’usure, de la corrosion et de contraintes thermiques pour les moteurs d’avion, les turbines à gaz, les centrales nucléaires..., mais aussi des procédés pour retraiter des déchets et les valoriser. « Nous travaillons étroitement avec les entreprises. D’ailleurs. SAFRAN, dans l’aéronautique et la Défense, est le premier employeur des élèves-ingénieurs du département matériaux de l’ENSIL-ENSCI. Nous avons des commandes pour des recherches spécifiques, mais parce que c‘est un secteur où la concurrence est rude, la confidentialité des travaux est indispensable. De nouvelles recherches sont actuellement lancées, notamment pour la protection de matériaux composites à matrice polymère. »