"Vivre à Limoges", Jeunesse

Devenir famille d’accueil : offrir un nouveau départ à des jeunes en difficulté

L’Unité éducative d’hébergement collectif accompagne des adolescents placés par la justice vers la réinsertion. Pour enrichir cet accompagnement, elle lance un appel à de nouvelles familles d’accueil. Un engagement accessible, encadré et profondément humain pour des jeunes en quête de repères.

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Certaines structures œuvrent chaque jour pour accompagner des adolescents en difficulté vers un avenir plus stable. Parmi elles, l’Unité éducative d’hébergement collectif (UEHC) joue un rôle clé. Pour compléter son action, elle recherche aujourd’hui de nouvelles familles d’accueil.
« Notre structure existe depuis plus de vingt ans. Nous accueillons principalement des jeunes entre 15 et 18 ans, placés dans un cadre judiciaire, explique Alice Mercier. On propose un hébergement collectif, mais on développe également une approche plus individualisée. L’idée, c’est d’adapter la prise en charge. Le collectif ne convient pas à tous les jeunes. Certains ont besoin d’un cadre plus apaisé, plus proche du quotidien d’une famille ».

Offrir un cadre et créer du lien
C’est là qu’interviennent les familles d’accueil. Leur rôle est d’accueillir un jeune chez elles, pour un week-end, quelques jours ou plus durablement. « Elles ne remplacent pas les parents, précise Alice Mercier. Elles offrent un cadre de vie sécurisant, avec des repères simples : partager un repas, respecter un rythme, recréer un quotidien ».
Des gestes en apparence anodins, mais essentiels pour ces adolescents souvent en rupture. « Parfois, il s’agit simplement de proposer une soirée jeux de société, un film, une sortie… Des moments de vie qui permettent de recréer du lien et de se sentir à sa place, ajoute-t-elle. Ces deux dernières années, six jeunes ont été accompagnés par nos familles d’accueil, parfois à temps complet, parfois en séquentiel sur des week-ends ou des vacances. On observe que cette modalité de prise en charge est salutaire et permet de stabiliser leur quo-tidien. Une fois en sécurité, ils peuvent se projeter de manière plus sereine, notamment dans leur projet de réinsertion scolaire ou professionnelle ». 
Ces jeunes sont accompagnés dans le cadre de décisions judiciaires. Pour autant, l’approche reste avant tout éducative car un travail est fait  sur la compréhension de leurs actes et sur leur capacité à se réinsérer.
« L’objectif, c’est qu’ils puissent avancer ».
Les familles d’accueil ne sont jamais seules dans cette mission. Une équipe éducative reste mobilisée en permanence.
« Nous sommes présents 24h/24. Il y a toujours quelqu’un pour répondre, accompagner, intervenir si besoin car le but, c’est que personne ne soit en difficulté, aussi bien le jeune que la famille ».
Pour devenir famille d’accueil, quelques conditions sont nécessaires comme disposer d’une chambre libre, avoir un casier judiciaire vierge, que l’ensemble des membres du foyer soient d’accord et, surtout, partager cette envie d’aider. « Il faut être conscient que ce ne sont pas toujours des parcours simples. Mais on est là pour accompagner, former et soutenir ».
Aujourd’hui, seules quatre familles participent au dispositif. Un nombre encore insuffisant pour répondre aux besoins. « Plus on a de profils différents, mieux on peut adapter les accueils. Certains jeunes ont besoin de calme à la campagne, d’autres d’un environnement urbain ».
Au final, l’engagement repose sur une idée simple mais essentielle : proposer un cadre, une présence, une chance. Et même si parfois, les effets ne sont pas immédiats, ce sont des graines qui sont semées et qui peuvent germer plus tard.

Pour plus d’informations, contacter le 05 55 77 04 89
ou uehc-limoges@justice.fr

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