Ville créative

La Ville de Limoges expose... et vous offre une "PAUSE"

La Ville de Limoges innove et propose PAUSE, une initiative originale pour permettre au public de découvrir de jeunes artistes graphistes, peintres, photographes... locaux par le biais de l’affichage public. PAUSE complète le positionnement de la Ville de Limoges en termes de soutien aux jeunes créateurs ainsi qu’aux démarches artistiques et culturelles. Il s’agit pour la municipalité, d’un véritable enjeu d’attractivité de son territoire.

Sous la forme de plusieurs séquences de campagnes d’affichage réparties dans l’année, PAUSE invitera (littéralement) automobilistes et passants dans Limoges à faire une pause visuelle et mentale. Une passerelle culturelle essentielle, entre créateurs et spectateurs, à l’heure où le monde de l’art et son accès sont plus que jamais fragilisés par la crise sanitaire.

Réalisé en partenariat avec JC Decaux, ce projet a pu voir le jour sous l’impulsion de Nathalie Couty, graphiste de la Ville de Limoges. PAUSE est donc le résultat de l’association d’une institution publique et d’un partenaire privé dans le but de valoriser le territoire limougeaud et le mobilier urbain qui le compose.

Au travers de cette exposition, la Ville de Limoges, en collaboration avec JC Decaux, propose un nouvel engagement dans sa communication en direction de la population : un accès gratuit à la culture auprès des citoyens, des "respirations" dans le paysage urbain et une visibilité des jeunes artistes.

PAUSE, c’est le nom choisi pour cette expérience qui permet d’initier de nouvelles interactions dans l’espace urbain. Par définition, la pause est "la suspension momentanée d’une activité, un temps d’arrêt, un silence, une suspension du son en musique" (source : dictionnaire Larousse). Ici, il s’agit plus largement d’une invitation au voyage, au partage et à la découverte... C’est une ouverture à l’art, une démocratisation de son accessibilité voire une émancipation puisqu’il sort de l’espace muséal pour venir à la rencontre des habitants dans l’espace urbain. Ce concept répond au double objectif de réenchanter l’affichage public et mettre en lumière des artistes émergents ou peu connus du public

Séquence 2 "Résistances" du 7 au 21 avril 2021

Avec ce second duo féminin exposé du 7 au 21 avril, Claire Gaudriot et Sandrine Frapier, nous livrent en photos et illustrations, leurs "Résistances" à la vie, au temps qui passe... "Des oeuvres qui incitent les femmes de tous âges à l’action, à la détermination. Halte à la résignation, résistons aux injonctions sociétales faites aux femmes - une femme est belle de ses souvenirs et de ses rides - et continuons à sourire, même sous le masque !" expliquent les deux créatrices.


À noter que l’artiste Claire Gaudriot a tenu à ce que les affiches de ses oeuvres, une fois la campagne d’affichage achevée, puissent faire l’objet d’un don au Secours Populaire.

Les artistes exposées du 7 au 21 avril

Claire Gaudriot

"En école d’art, je développais un travail d’installations mettant en scène des intérieurs constitués d’objets et mobiliers chinés aux Emmaüs sur lesquels je déposais des coulures et couches de peinture. Ces décors-capsules éphémères, aux papiers peints teintés parfois de mélancolie, devenaient ainsi des ‘peintures en relief’, interrogeant le temps qui passe, la couleur, la matière, les émotions... Avec ce projet je cherchais à réactiver la mémoire des spectateurs, à provoquer des souvenirs intimes et personnels, qui s’avèrent finalement bien plus universels qu’on ne l’imagine. C’était pour moi l’occasion de rendre hommage aux petites choses oubliées du quotidien, ces choses anodines qui nous construisent consciemment et inconsciemment ; tout comme le font les personnes que la vie met sur notre route.
C’est ce que je souhaite retranscrire avec ces portraits extraits de ‘Ma collec de mamies’, mon premier roman graphique à paraître début mai 2021 aux éditions Les monédières (Limoges)."
Avec ‘Ma collec de mamies’, je mets en effet les grands-mères à l’honneur, ces vieilles dames bienveillantes qui ont bercé nos souvenirs les plus tendres, et ainsi, réactiver des souvenirs, des sentiments, des sensations aussi bien chez les plus jeunes que les plus grands."
Après le superbe album ‘Calamity Jane l’indomptable’ paru aux éditions À pas de loup, Claire Gaudriot vient de sortir (toujours avec sa complice Anne Loyer), un remarquable nouvel opus ‘Christine de Pisan’ consacré à cette femme du Moyen-âge au destin hors du commun !

Retrouver Claire Gaudriot sur instagram

Sandrine Frapier

Les trois photos présentées par Sandrine Frapier sont une réponse au travail de Claire Gaudriot.
Chaque cliché est une rencontre avec trois femmes qui représentent une décennie (60-70 ans ; 70-80 ans et 80-90 ans) elles parlent de la vieillesse avec un focus sur les rides et les cheveux blancs et disent qu’en dépit de l’âge, on sourit encore et toujours sous le masque (en allusion à la période de pandémie que nous vivons depuis des mois).
Sandrine, diplômée de l’école nationale d’arts décoratifs de Limoges (maintenant ENSA) dans les années 90 a eu son diplôme basé sur un travail photographique en noir et blanc avec un Rolleiflex, appareil mythique au format 6x6 que les photographes affectionnent particulièrement. À l’époque, elle photographiait des parties de corps très petites et intimes (le nombril, par exemple) qu’elle reproduisait à grande échelle.
Plus connue à Limoges et dans l’hexagone pour ses créations textiles sous le pseudo de by Kimeko, Sandrine s’est remise à la photographie, le temps de PAUSE, à l’invitation de Claire Gaudriot pour un dialogue autour des sentiments et de la vieillesse.
 

Retrouver Sandrine Frapier sur instagram

Séquence 1 "Éloge du flou" du 24 février au 17 mars 2021

PAUSE, c’est le nom choisi pour cette expérience qui permet d’initier de nouvelles interactions dans l’espace urbain. Par définition, la pause est "la suspension momentanée d’une activité, un temps d’arrêt, un silence, une suspension du son en musique" (source : dictionnaire Larousse). Ici, il s’agit plus largement d’une invitation au voyage, au partage et à la découverte... C’est une ouverture à l’art, une démocratisation de son accessibilité voire une émancipation puisqu’il sort de l’espace muséal pour venir à la rencontre des habitants dans l’espace urbain. Ce concept répond au double objectif de réenchanter l’affichage public et mettre en lumière des artistes émergents ou peu connus du public.

Le premier duo exposé, Nicolas Gaillard et Matériel Brouilleur, nous livre du 24 février au 17 mars un "Éloge du flou", une réflexion sur le paysage, qu’il soit urbain ou naturel. Leurs clichés dont le flou, tabou puissant à l’heure de la photo nette parfaitement "instagramable", invitent à l’évasion et traduisent les paysages dans leur plus simple expression : celle de notre propre regard qui s’attarde dans un lointain évanescent.

Nicolas Gaillard et Matériel Brouilleur, même s’ils n’utilisent pas les mêmes techniques, apportent ici leur vision de ce qui nous entoure sous la forme de mirages, ô combien poétiques.

Les artistes exposés du 24 février au 17 mars

Matériel Brouilleur

Il marche, bat le pavé, bat la campagne par tous les temps. Parfois avec un but précis ou alors guidé par le hasard.

Il marche toujours un appareil photo au fond de la poche "au cas où"... et ils sont nombreux ces moments provoqués et impromptus saisis sur pellicule ou en numérique.

Matériel Brouilleur, voyageur infatigable, trace sa route en capturant ce/ceux qu’il croise. Il affectionne les "Toy Cameras", ces petits appareils photos "Cheap" et autres jouets pour enfants dénichés pour quelques euros en vide-greniers ou sur Ebay. C’est en quelque sorte ce qui fait la singularité de sa production photographique car chaque cliché résulte du choix d’un appareil spécifique, d’un type de pellicules (souvent expirées, c’est encore mieux) et parfois de la concomitance "d’accidents" qui rendent le cliché unique.

Qu’importe le nombre de pixels ou la qualité de mise au point, la technique et la recherche esthétique du photographe se nichent évidemment ailleurs : dans la coulure d’un négatif périmé, dans le flamboiement d’une Redscale, dans la vision trashée d’un paysage ou dans l’atmosphère troublante d’un flou assumé qui redéfinit la notion même de photographie.

Car oui : Matériel Brouilleur est l’un de ceux qui tordent les codes, cassent les stéréo-types du "joli cliché bien cadré et bien net" désormais imposé par l’Internet et les réseaux sociaux.

Le voyage qu’il propose est un itinéraire intime et introspectif ; une expérience rétinienne qui brouille les sens parfois jusqu’au vertige.

Également musicien, Matériel Brouilleur compose et joue en live de la musique électronique expérimentale aussi bien dans les salles de concerts, qu’au musée ou dans des centres d’arts, et collabore depuis plus de 20 ans à de nombreux projets artistiques (théâtre, danse, cinéma...).

Séquence 1 "Éloge du flou" – PAUSE
Explication des photos présentées par Matériel Brouilleur

L’ensemble des photos proposées sont prises au sténopé avec des pellicules périmées, elles ne sont pas volontairement floues, ni envisagées comme telles, elles font partie d’accidents liés à la technique où à la multi exposition.

www.instagram.com/materielbrouilleur

Nicolas Gaillard

Nicolas Gaillard est photographe depuis 2000. Autodidacte, il se construit un réseau entre Paris et Londres où il effectue différents travaux de commandes (Chanel, Sylvia Toledano, Couturelab..), il rejoint l’équipe de photo reporter de l’agence Sipa et intègre les studios Harcourt, participe au livre Imperfection de l’architecte Stéphane Fernandez. Il est ensuite sélectionné pour une résidence d’artiste à Serres durant 3 mois. Nicolas Gaillard renonce à l’effervescence des métropoles pour s’installer à Limoges et se consacrer pleinement à sa démarche artistique.

Au fil du temps, entre argentique et numérique, il développe une pratique sensible de l’image. C’est en capturant le vivant - paysages, êtres humains, bactéries - que Nicolas fait état d’un corps qui vibre, celui de la photographie.

En 2021, Nicolas Gaillard présentera ses oeuvres dans le cadre de l’exposition Tempus fugit à Bordeaux, Marseille et Montpellier.

Séquence 1 "Éloge du flou" – PAUSE
Explication des photos présentées par Nicolas Gaillard


À l’image d’une peinture de plein air, Nicolas Gaillard, photographe, capture le dehors. Les panoramas deviennent sfumato grâce au souffle de l’artiste apposé sur la lentille de l’optique. S’approchant peu à peu de la peinture pour s’écarter d’une certaine objectivité photographique, Nicolas Gaillard sublime les couleurs dans des images aux contours estompés.

La ligne d’horizon se fond avec les différents plans du cadrage et les contours imprécis révèlent un voyage intérieur, essayant de nous donner, dans une quasi-imperceptibilité du temps et de l’espace, des portraits de paysages rehaussés.

Au travers de son appareil photo, il se saisit de l’instant, il expérimente le réel. C’est dans l’inattendu, le doute qu’il sublime sa pensée.

www.instagram.com/nicolasgaillard_

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