Dynamique

Les archives municipales

Collecter, classer, conserver, diffuser et mettre en valeur le patrimoine, les missions des archives sont fondamentales pour notre mémoire et notre histoire.
Des trésors communs à découvrir du plus anodin au plus prestigieux. Présentés dans leur contexte pour en saisir tout l’intérêt et la richesse afin de comprendre l’histoire et la spécificité de Limoges aujourd’hui.

À compter du lundi 03 mai 2021 et jusqu'au 31 décembre 2021, la salle de lecture est fermée en raison de travaux et aménagement.

Les réponses aux demandes du public (actes, recherches) seront faites par mails ou courriers.
La délivrance des actes d'état civil à caractère administratif est maintenue aux horaires habituels.
Les autres actions en cours ( expositions, visites guidées) sont pour l'instant suspendues.

L'actualité des archives municipales

Archives municipales
avec l'aimable collaboration de la Caisse d'Épargne d'Auvergne et du Limousin
1 place des Jacobins
du 31 octobre 2020 au 16 avril 2021

Les religieux de l’ordre catholique des Frères de Notre-Dame du Mont Carmel, appelés les Carmes se sont installés à Limoges en 1244, près du Pont Saint Martial. En 1260, ils déménagent et construisent un nouveau couvent  dans un terrain hors les murs, près de l’ancien amphithéâtre des Arènes.

En 1673, un arpentement « constate que ll [leur domaine] occupe six hectares d’un seul tenant, s’étendant sur le versant de la colline que domine le couvent » (in le couvent des Carmes Julien Denis). Au cours de ce siècle, les effectifs augmentent : en 1669, ils sont 27 religieux et 36 en 1698. [id.ibid] Les Carmes, comme l’ensemble du clergé ont également dans ces époques un rôle social important dans la lutte contre les incendies, fréquents dans les maisons en bois et torchis. La société changeant, le 18ème siècle voit le déclin des vocations. La Révolution Française de 1789 et sa Loi du 9 juillet 1790 déclare bien nationaux la plupart des églises et des couvents et va procéder à leur vente auprès de particuliers ou de communes. C’est Jacques Joseph Juge de Saint Martin qui va se porter  acquéreur du couvent des Carmes, contre la somme de 90 000 livres.

De 1791 à 1813, ce magistrat bourgeois de Limoges et  membre du très puissant et redouté Club des Jacobins va complétement transformer le paysage de ce faubourg et procéder à la vente  du couvent et de ses terres  par lots. Tout est mis à l’acquisition : le terrain, la presque totalité des constructions, mais aussi  les matériaux, les poutres, le fer, le plomb, les tuiles…les tableaux de l’église, les autels, les statues, les pierres… Juge de Saint Martin conserve la majeure partie des jardins du couvent ainsi que la sacristie et la salle de la communauté et y dépose de nombreux éléments lapidaires issus de différents bâtiments religieux de Limoges.

Se succéderont sur le site des usines de céramique et de porcelaine, puis l’usine ROUCHAUD et LAMASSIAUDE (machines, outils) jusqu’au début des années 80.

Aujourd’hui, il reste sur ce grand emplacement occupé par l’ancien couvent des Carmes une partie de la sacristie et du dortoir des moines (le restaurant La Table du Couvent). La Caisse d’Epargne quant à elle renferme dans ses murs des éléments issus de fouilles archéologiques et des peintures. De nombreux éléments lapidaires et d’ornementation se trouvent encore de nos jours dans des propriétés limousines, et même à Philadelphie !

La Bibliothèque Sciences et Techniques-Sports vous propose de partir à la découverte de l’herbier de Jacques-Joseph Juge de Saint-Martin du 1er février au 26 mars 2021.

Les herbiers anciens, réalisés avant 1800, sont rarement conservés. Ils peuvent donner des informations précieuses sur les anciennes variétés de plantes cultivées et sur la localisation passée d’espèces sauvages. Cependant l’exploitation scientifique de leur contenu est délicate car les noms d’espèces, lorsqu’ils sont mentionnés, n’ont souvent plus cours et doivent être actualisés.

L’herbier analysé dans le cadre de cette exposition a une belle histoire puisqu’il a été légué à l’association Mémoire de Nieul et alentours par un descendant de son concepteur, Jacques-Joseph Juge de Saint-Martin. C’était un Limousin du siècle des Lumières, issu d’une grande famille de juristes et auteur de nombreux ouvrages sur la sylviculture et l’économie rurale. Grâce au service des Archives Municipales de Limoges qui a effectué une photocopie des planches en haute résolution, un groupe de trois étudiants de Licence de Biologie de la FST, a pu travailler sur cet herbier, révélant plus de 400 espèces. Ils ont pu comprendre les intentions multiples de son auteur, à savoir un outil de reconnaissance des plantes utiles pour se soigner, créer des parfums, pour l’alimentation humaine et la nutrition animale, pour la décoration des jardins et la sylviculture. Malgré l’absence de mention de localités sur les étiquettes, les habitats et régions probables des lieux de récolte ont pu être déduits, révélant que son auteur a parcouru largement le territoire français, depuis les côtes océaniques, les montagnes et le midi méditerranéen.

Afin de faciliter vos recherches, la Ville de Limoges met à votre disposition la base de données des archives municipales - soit 100000 notices descriptives :
consultez les archives en ligne ici

Les Archives municipales ont pour vocation de collecter, classer, conserver, diffuser et mettre en valeur le patrimoine que représente l’ensemble des archives de la commune. Les documents conservés, qui vont du 12e au début du 21e siècle, comprennent notamment :

  • les archives anciennes (antérieures à la Révolution) : registres consulaires, registres paroissiaux, confréries…
  • les archives modernes (1790-1982) : registres d’état civil, recensement de la population, délibérations du conseil municipal…
  • les archives contemporaines (depuis 1983) : archives de la collectivité depuis la décentralisation
  • les fonds iconographiques : plans de ville, plans de bâtiments, photos, cartes postales anciennes…
  • les archives privées : archives associatives, syndicales, économiques, familiales… données ou déposées par des particuliers ou des personnes morales

Les Archives valorisent leurs fonds à l’occasion : de publications d’articles dans des revues (AEL, D’onte ses,…), sur des sites internet (GéoCulture, Mission Centenaire 14-18, Canopé de l’Académie de Limoges, Rectorat) et en proposant des sessions de travail aux personnels enseignants et leurs étudiants (sur rendez-vous).

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