"Vivre à Limoges", Cadre de vie

La police municipale, en première ligne pour la tranquillité des Limougeauds

La police municipale joue un rôle clé dans la prévention à Limoges. Elle intervient en première ligne pour préserver le cadre de vie.

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« Les policiers municipaux sont sur le terrain et souvent les premiers à se déplacer en cas de besoin, insiste Jean-Philippe Bordes, directeur de la police municipale. Lorsque la police nationale doit couvrir un territoire bien plus vaste que Limoges avec les communes alentours qui relèvent de sa compétence, les policiers municipaux – 81 en août 2026 – sont organisés en patrouilles pour assurer une présence sur l’espace public de la commune. Et comme ils n’ont pas d’enquête à mener – ce n’est pas de leur ressort -, ils effectuent aussi moins de travail de bureau ».
Leurs compétences restent toutefois encadrées par la loi - il est important de le rappeler. Ils peuvent verbaliser certaines infractions routières ou des actes d'incivilité contraires aux arrêtés municipaux.
Mais dès qu'une situation exige une contrainte, une vérification d'identité en cas de refus, ou la constatation d'un délit, ils passent le relais à un officier de police judiciaire (OPJ) — seul habilité à diriger l'enquête et à décider des mesures coercitives.
« Assurer la sécurité de nos habitants est une priorité. Nous souhaitons renforcer nos actions de prévention et de proximité afin de faire de notre ville un lieu toujours plus sûr et serein, insiste Nathalie Delage-Mézille.
Les policiers municipaux veillent ainsi sur la ville. Avec une montée en charge continue des effectifs et des moyens, nous voulons leur permettre d’être de plus en plus efficaces et, surtout, de répondre aux attentes des habitants en matière de tranquillité publique.
Pour cela, nous allons encore renforcer les effectifs et continuer à développer le réseau de vidéoprotection. Chaque dispositif en place a son intérêt et, dans ce domaine, l’efficience repose sur la complémentarité », précise l’élue.

Limoges recrute
Une grande campagne de recrutement bat actuellement son plein au sein de la police municipale, avec un objectif clair : renforcer les effectifs d'une trentaine d'agents pour commencer.
« Mais, même si la volonté est là, les candidatures se font rares, poursuit Jean-Philippe Bordes. Toutes les communes recrutent et ont d'importants besoins. Beaucoup de professionnels préfèrent aller travailler dans une station balnéaire plutôt qu'à Limoges, même si des efforts réels sont faits pour proposer des salaires et des conditions attractives. »

Un métier en uniforme
Stéphanie Tignol est policière. Après 22 ans passés en gendarmerie, au sein d'une unité spécialisée dans les violences intrafamiliales, elle a rejoint la police municipale pour se rapprocher de la population et exercer ses missions sous un autre angle.
« Je ne voulais pas quitter l'uniforme, insiste-t-elle. Il évoque un sentiment d'appartenance aux métiers de la sécurité et reste un repère. Protéger la population, cela passe par la bienveillance, à travers une chaîne de compétences qui se complètent. Mais parfois, la répression est nécessaire face à ceux qui vont trop loin, qui ne respectent ni la loi ni les autres d’ailleurs !
Nous sommes régulièrement sollicités en cas de tapage, de stationnement gênant ou pour des incivilités, mais nous ne sommes pas seuls pour autant : les agents de surveillance de la voie publique, dont ceux de la brigade tranquillité, veillent sur l'aire urbaine, y compris dans les parcs. »

Du 1er janvier au 31 août 2026, la police municipale a effectué plus de
5 000 interventions, dont plus de :
> 550 pour tapage
> 400 infractions routières
> 1 600 pour stationnement gênant

 

Parmi les engagements du maire en matière de sécurité et de tranquillité publique figurait la création d'une brigade canine au sein de la police municipale. Une promesse tenue : adoptée lors du conseil municipal de juin, la brigade est désormais opérationnelle. Le premier maître-chien et son canidé patrouillent déjà dans les rues de Limoges.
Grâce à leur présence visible aux heures durant lesquelles les sollicitations sont les plus nombreuses - principalement les après-midi et début de soirée -, les capacités de prévention et de dissuasion sont renforcées.
Le duo maître-chien est aussi là pour intervenir en soutien des actions de la police municipale au service de la tranquillité des Limougeauds.

Autre levier au service d'une ville apaisée : le réseau de vidéoprotection, piloté depuis le Centre de supervision urbain par une douzaine d'opérateurs vidéo formés. Les 238 caméras de la ville sont réglées pour respecter la vie privée des habitants : seul le domaine public est filmé, et en temps réel. L'objectif : repérer les situations à risque dès qu'elles surviennent pour déployer rapidement les moyens nécessaires sur place. Les images, conservées durant 15 jours, peuvent être demandées dans le cadre d'une enquête, sur réquisition du tribunal. En 2025, 270 réquisitions administratives et judiciaires ont été formulées, dont 60 % liées à des accidents de la route.
Nicolas Mosnier est opérateur vidéo au Centre de supervision urbain depuis 2021. Un métier qu'il apprécie, même s'il se vit « en coulisses ». 
« Je travaille de jour comme de nuit selon le planning, pour des vacations de 10 heures. Mon rôle : repérer les comportements suspects, les dégradations, les tagueurs, les rodéos urbains, les consommations de stupéfiants ou d'alcool sur la voie publique… Dès que je remarque quelque chose de suspect, je préviens mes collègues de la police municipale, qui se rendent sur place. La police nationale prend ensuite le relais si nécessaire pour poursuivre la procédure. Nous assurons une supervision générale à l'échelle de Limoges et restons attentifs au moindre signal suspect. L'expérience et la formation sont primordiales pour y parvenir », conclut-il.
Pour étendre ce dispositif et renforcer la prévention, 65 caméras supplémentaires seront installées dans les prochains mois.

Police municipale : 05 55 10 56 10

Police nationale : 17

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