À la maison de retraite municipale Le Roussillon, les activités de cet après-midi du 25 mars étaient du jardinage, des arts créatifs et de la musique, une séance de cuisine pour préparer des crêpes et des matchs de badminton.
Proposées en partenariat avec une classe de première du lycée Léonard-Limosin, ces activités ont différents intérêts.
« Les jeunes de 16 à 17 ans qui sont déjà venus plusieurs fois ici n’étaient pour certains jamais entrés dans un EHPAD avant, précise Stéphanie Larue, l’animatrice du lieu. Ce type d’action s’inscrit d’abord dans notre volonté d’ouvrir les Ehpads à l’extérieur et de décloisonner. Mais cela permet aussi de casser les stéréotypes : ceux que les jeunes ont sur les personnes âgées et les Ehpads, mais aussi de faire évoluer le regard que portent les seniors sur les ados ».
Michelle fait partie des résidentes de l’EHPAD et comme elle le dit, « elle est toujours contente de faire des choses sympas et de s’amuser ».
Car c’est bien de cela dont il s’agit : de partager du temps et de sortir des habitudes ?
C’est ce que confirment très clairement Camille et Rosanne, deux des élèves du groupe crêpe partie. « C’est vivant de venir ici, lancent-elles. Cette visite nous permet de découvrir en pratique les chapitres que l’on étudie au lycée en cours d’Éducation morale et civique (EMC).
La première fois que nous sommes venues, on ne savait pas à quoi s’attendre et on n’avait pas non plus envie de découvrir », poursuivent les jeunes filles. « Mais finalement, moi je trouve que tous les élèves se sont rapprochés dans la classe et qu’il y a une plus grande cohésion entre nous, insistent Noémie et Agathe, qui se chargeaient de l’atelier jardinage.
Lorsque nous sommes venues en novembre par exemple, nous avons discuté avec une dame qui nous a raconté comment frauder pour aller danser dans son village pendant la seconde Guerre Mondiale. Son histoire nous a fascinées ».
Faire cohabiter deux univers
Pour Thierry Dobbels, leur professeur d’EMC, « ces visites reposent sur les valeurs de fraternité. Elles s’inscrivent dans le projet sur lequel nous travaillons en classe. Venir ici participe à le faire vivre et à créer des liens entre les générations. Et même si les enfants avaient une appréhension, tous ont bien accroché finalement ! »
Tom et Isaure, eux, étaient clairement venus pour partager une activité ensemble et quoi de mieux que la musique pour y parvenir.
À l’atelier badminton pas question de se faire des cadeaux. Chaque point est disputé. Et même si le volant était remplacé par un ballon de baudruche, les seniors se sont prêtés au jeu avec enthousiasme.
Pour Rémi et Karam-Amine, c’est la satisfaction de faire du bien aux résidents qui les a séduits. « Venir ici et faire cohabiter deux mondes nous permet de sortir de nos habitudes et de voir autre chose ».
Et ça rigole à la Maison de la Nature
Le lendemain, mercredi 25 mars, c’est à la Maison de la nature que les résidents de la Résidence autonomie municipale Les Casseaux (RAM) ont retrouvé les élus de la Commission vivre ensemble citoyenneté du Conseil municipal des enfants. Au programme, un quizz par équipe sur la nature, la forêt, les insectes, les oiseaux, les écogestes…
- « Combien de temps met un sac plastique jeté dans la nature à se dégrader », demande Audrey Coudert, l’animatrice de la Maison de la nature
- « 1000 ans lance la première équipe, 450 ans rétorque une autre ».
- « C’est 450 ans en effet », acquiesce l’animatrice.
Deuxième question :
- « Combien de mètres de galerie creuse en moyenne une taupe chaque jour ».
- « Une taupe au top » rétorque un senior et tout le monde en rigole.
- « Mais ça dépend de la qualité de la terre aussi », fait malicieusement remarquer l’un des joueurs.
- « La bonne réponse est 20 mètres ».
Durant près d’une heure, les 4 équipes se sont ainsi amusées à trouver d’où venait cette plume ou qui avait rogné ce bout de bois, quel était ce son : celui du chevreuil qui aboie, du merle, de la chouette ou du hibou, le brâme du cerf et le chant du coucou.
