"Sur le vif", Vie citoyenne

Budget : La prudence demeure en 2026

Comme chaque année à Limoges, le budget de la collectivité a été adopté en Conseil municipal avant le 1er janvier. Alors que la loi stipule qu’un budget peut-être voté jusqu’en avril, anticiper permet de lancer certains projets sans attendre, dès les premiers jours de l’année.

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Le vote du budget pose le socle de la vie municipale, puisque sans lui, toutes les dépenses sont impossibles, y compris le versement des subventions
Le budget - prévisionnel dans un premier temps - doit être voté à l’équilibre
; c’est-à-dire avec des recettes égales aux dépenses.
Pour établir son budget, la Ville prévoit ce qu’elle pourra dépenser pour tel ou tel projets et actions, notamment à travers le Plan pluriannuel d’investissement (PPI - voir encadré) qui, comme son nom l’indique, est l’outil de programmation du financement des grands projets sur plusieurs années.
Le budget fixe aussi les dépenses de fonctionnement que sont par exemple, les salaires des employés municipaux, les factures d’énergie, l’entretien des locaux,...

Continuer d’investir

Les investissements traduisent la politique municipale : rénovation des écoles, grands projets architecturaux, un nouveau terrain de sport ou une aire de jeu, ...
En somme, le budget fixe les grandes orientations politiques dans la lignée des années passées et dans la perspective des années à venir. 
Comme le précise Bruno Dautriat, directeur des finances, « le budget 2026 a été établi cette année encore avec la plus grande prudence face à différentes incertitudes :

  •  en décembre, le budget de l’État n’étant pas voté, nous ne savions pas encore quels efforts seraient demandés
    aux collectivités territoriales, ni à quelle sauce nous serions mangés !
  • En plus, le risque d’une participation très contraignante au redressement des comptes publics pèse toujours et
    à ce propos, n’oublions pas non plus la perte sèche de près de 10 millions d’euros de dotations de l’État sur le fonctionnement entre 2014 et 2017.

Nous avons fait beaucoup d’efforts de gestion pour surmonter cet épisode. Néanmoins, la seule certitude que nous avons, c’est l’obligation de participer au rattrapage des charges patronales de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).
Pour cela, la Ville avait versé 2 millions d’euros en 2025. 1,5 millions d’euros supplémentaire est prévu en 2026. Et ce sera pareil en 2027 et 2028 », ajoute le directeur.

Un PPI, ça se programme !
Le Plan pluriannuel d’investissement (PPI) est un outil majeur de pilotage
pour la Ville et ses habitants.
Au fi l des lignes de ce document de programmation, l’ensemble des projets
programmés par la majorité municipale est répertorié, avec, en regard, les
fi nancements qui leurs sont attribués chaque année jusqu’en 2032.
Le plan est évolutif, c’est-à-dire qu’il est actualisé et ajusté selon les évolutions
de l’environnement économique et l’avancée des opérations.
Pour l’élaborer, les besoins sont recensés, tout comme les investissements
nécessaires à la modernisation de la ville. Évaluations, estimations et programmations
dans le temps sont donc les maîtres mots qui le façonnent.
L’estimation budgétaire terminée, l’élaboration du PPI consiste à établir une
feuille de route année par année et selon les priorités.
Le PPI est élaboré dans un souci de gestion saine et transparente envers
les habitants.

L’inflation se stabilise

Après plusieurs années marquées par une inflation record, la hausse pour 2026 est estimée aux alentours de 1,3 %. « Nous pouvons donc nous attendre à une baisse du prix des denrées ainsi que des fournitures », poursuit Bruno Dautriat.
Mais la Ville continuera à faire la chasse aux économies pour alléger
encore les factures.

Écoles, développement durable & co

L’élaboration du budget de la Ville est toujours animée par la volonté de limiter le recours à l’emprunt d’équilibre, qui, même s’il est prévisionnel, est établi à
28,6 M d’euros en 2026.
L’épargne nette est de 11,6 M €, contre 8,7 M € en 2025, soit une hausse de 33 %. Elle participe au financement des dépenses d’équipement.
La logique est simple, épargner plus permet d’emprunter moins. Ce qui tombe à point nommé puisque la plupart des chantiers engagés par la Ville touchent
à leur fi n, alors que d’autres se poursuivent.

  •  24 millions d’euros pour le palais des sports et des congrès de Beaublanc,
  • 8,7 millions d’euros pour les écoles et les crèches,
  • 7 millions d’euros pour terminer la rénovation de l’éclairage public,
  • 3,3 millions d’euros en faveur du développement durable et des économies d’énergies.

Comme tous les ans, une campagne d’affichage des actions que finance la Ville est prévue fin janvier.

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