Pour cette nouvelle étape, les jeunes élus ont choisi une méthode naturelle qui est la construction de nichoirs destinés aux mésanges bleues et charbonnières. En effet, ces oiseaux sont des prédateurs naturels de cet insecte. Lors de leur dernière réunion, début décembre, la question du jour était la suivante : où installer ces futurs nichoirs ?
Accompagnés par des agents municipaux des directions des espaces publics, de la mission patrimoine naturel et de la santé, les enfants ont étudié les zones les plus touchées de Limoges.
« On connait les quartiers infestés grâce aux appels des habitants », souligne Sabrina Martin, de la direction santé.
En effet, la Ville réceptionne les appels des usagers et recense via une application les zones où le moustique tigre s’est installé.
Plusieurs quartiers sélectionnés
En tout, douze nichoirs seront fabriqués puis répartis dans la cité porcelainière, en lien avec les menuisiers de la direction des ateliers municipaux. Six sites ont été retenus, choisis pour leur nombre important de signalements de moustiques tigres, dans l’espoir de freiner la progression de cet insecte qui, chaque année, gagne encore du terrain.
Les quartiers sélectionnés sont :
- Puy-La-Rodas (rue de la Vialoube et rue Lavoisier)
- Zone d’Uzurat et Moulin-Pinard
- Chenieux
- Parc de l’Auzette
- Rue Ernest-Ruben
- Bas de Landouge
Les nichoirs seront fixés de préférence sur des arbres fruitiers, particulièrement appréciés des mésanges pour y installer leur nid car c’est là qu’elle trouve leur nourriture. Grâce au référencement précis de chaque arbre présent sur le territoire de Limoges, les jeunes élus ont pu vérifier, quartier par quartier, si les arbres fruitiers étaient présents dans les zones ciblées. Une étape essentielle pour assurer la réussite de leur projet et encourager la pré-
sence de ces petits oiseaux, alliés naturels dans la lutte contre cet insecte, car « le moustique tigre, ça ne rigole pas ! » rappelle Sabrina Martin.
Lors de leur prochaine séance, à la fi n du mois, la commission procédera à la construction des nichoirs.
Moustique tigre L’hiver, une période clé pour agir
Même si l’hiver est là, il ne faut pas relâcher la vigilance. Le moustique tigre reste un combat permanent.
« La dernière période d’activité remonte à septembre-octobre, lorsque l’insecte a pondu ses derniers œufs », rappelle Stéphane Cheval, de la direction de la santé.
Ces œufs sont actuellement en hibernation, un phénomène appelé la diapause. Collés aux parois de récipients contenant de l’eau stagnante, comme les coupelles de plantes, les récupérateurs d’eau sans couvercle, les seaux ou encore les arrosoirs, ils sont invisibles à l’œil nu mais pourront éclore dès le mois d’avril si rien n’est fait.
Pour éviter leur prolifération, il est recommandé de vider tous les contenants d’eau stagnante sur les balcons et dans les jardins, puis de nettoyer soigneusement leur intérieur.
« Même si l’on ne voit rien, le risque est bien présent. Le nettoyage est la seule solution pour empêcher le retour du moustique tigre dès le printemps prochain », insiste Stéphane.
En 2025, la prolifération du moustique tigre a fortement augmenté à Limoges, touchant désormais tous les quartiers. Seule une action collective engagée dès maintenant permettra d’en limiter l’impact pour cette nouvelle année.
« Il faut agir aujourd’hui pour être tranquille en 2026 », souligne-t-il.
D’autant plus que l’insecte se reproduit très rapidement : une femelle vit environ un mois et peut pondre jusqu’à 200 œufs par semaine, dont la moitié deviendront à leur tour des femelles qui agiront selon le même schéma.
