Toutes les associations des régions Limousin et Poitou-Charentes pouvaient soumettre un projet dès lors qu’il avait vocation à renforcer le lien intergénérationnel et le vivre-ensemble. À Limoges, plusieurs associations ont été récompensées. En voici quelques-une !
L’Accorderie est une association qui propose d’échanger des services au sein d’un réseau. Les 350 membres, appelés accordeurs, mettent leurs compétences à disposition contre des chèques temps qu’ils pourront ensuite dépenser contre d’autres prestations.
Une heure de repassage ou de jardinage, vaut une heure de bricolage, d’initiation informatique ou d’aide pour déménager par exemple.
L’inscription au sein du réseau permet d’avoir accès à la liste de toutes les prestations que proposent les membres qui peuvent ensuite entrer directement en contact les uns avec les autres.
Les membres du bureau veillent à la qualité de chaque service pour que les échanges se passent dans les meilleures conditions possibles.
« C’est cette bienveillance qui fait que les relations se passent bien », précise Marie-Jeanne Guillon, la présidente.
Le projet que l’association a proposé dans le cadre des trophées Hérit’Âge s’appuie sur le jardin partagé du Val de l’Aurence. L’association y loue une parcelle à la Ville et propose aux membres de venir partager des temps de jardinage dans un esprit convivial. Pour compléter, des ateliers et animations sont aussi proposés tout au long de l’année.
Dotée d’une antenne au Sablard qui est ouverte le mercredi, jeudi et vendredi de 9 h à 17 h au foyer Sabl’Art, l’association propose aussi des permanences le jeudi de 10 h à 12 h et de 17 h à 19 h dans ses locaux, 3 allée Émile-Kahn. 05 87 19 97 01. www.accorderie.fr
L’outil en Main permet aux enfants âgés de 9 à 14 ans de découvrir les métiers manuels des artisans du bâtiment. Accolée aux locaux des Compagnons du tour de France, l’association accueille 38 enfants sur deux années et 45 professionnels en retraite - Il faut pouvoir dégager un mercredi après-midi par semaine pour expliquer les gestes du métier aux jeunes.
« Les enfants utilisent de vrais outils, insiste Daniel Sionneau, le président de l’association. Les anciens font de la pédagogie par le geste et les enfants touchent la matière et apprennent ainsi un savoir-faire ».
Durant 2 heures le mercredi après-midi hors période de vacances scolaires, chaque enfant découvre un nouveau métier pendant 4 séances, puis change de poste.
23 professions peuvent ainsi être touchées du doigt, car le principe est d’éveiller la curiosité et surtout de découvrir la diversité des métiers du bâtiment.
L’association a naturellement participé au concours lancé par la Carsat pour développer de nouveaux projets. « Dès lors qu’il était question de transmission, le défi était pour nous, précise en souriant Daniel Sionneau. La dotation va permettre de poursuivre 2 projets que nous avons initiés : la création d’un atelier couverture et d’un atelier jardin.
Et puis nous allons aussi célébrer nos 20 ans d’existence cette année.
De nombreuses surprises sont prévues dans ce cadre, comme la construction
d’un Totem de la transmission sur le site, rue Charles-Lavauzelle à Panazol ou une structure mobile en forme de pyramide qui sera destinée à montrer la diversité des métiers lors de nos déplacements ».
Tout le monde peut s’inscrire (100 € par an), mais la liste d’attente est longue, au moins un an. www.loutilenmain.fr
L’association Lire et Faire lire est le fruit d’un partenariat entre la Ligue de l’enseignement et l’UDAF 87.
Sa mission, créer du lien entre les plus de 50 ans et les enfants de zéro à 14 ans à travers la découverte de la lecture.
Thibaud Genet et Johanna Tricard sont les référents de l’association. Comme ils l’expliquent, « L’enjeu est de partager le goût de la lecture et d’aller vers le livre. 140 bénévoles sont formés au sein de l’association en Haute-Vienne et près d’une centaine de structures les accueillent pour proposer ces temps de lecture. Le principe reste de lire d’autres livres que ceux qui sont à la maison. Et à ce titre, chaque temps d’échanges est à la fois bénéfique pour les jeunes et
pour les seniors.
Ce projet a certainement séduit la Carsat pour sa dimension intergénérationnelle et pour les moments de partage qu’ils procurent », insistent-ils. L’association permet aussi de lutter contre l’isolement tout en favorisant le dynamisme et le lien social.
Les baladins du Limousin sont issus du regroupement de plusieurs associations folkloriques dont les membres voulaient faire corps après la pandémie Covid.
Ancrée dans la diffusion des arts et traditions populaires, l’association souhaite faire vivre les histoires de pays, lors des fêtes de village par exemple, mais pas seulement.
« Le jury du concours a, je pense, été séduit par les actions que nous menons
dans les Maisons de retraite et plus largement auprès des personnes âgées, explique André-Jacques Maugein, le président.
Les baladins ont aussi pour mission de faire ce qu’ils appellent du collectage
auprès des anciens, c’est-à-dire de promouvoir et de transmettre les traditions populaires par le chant, la musique, la danse, les histoires, les scénettes, les costumes, mais aussi les outils agraires, les gestes d’un autre temps, ...
Récompensée pour ses actions, l’association va pouvoir acquérir de nouveaux instruments - un orgue de barbarie portable et une chabrette Limousine - ainsi que des capes limousines pour agrémenter les costumes traditionnels.
Et comme ils se plaisent à le dire : «Adiu v’autrés e au cÒp que ven ! »
(Salut à vous et à bientôt !)
