Jeter son mouchoir par terre, l’emballage de son pain au chocolat - ou chocolatine c’est presque pareil – dans une jardinière de fleurs est un geste qui dégrade le cadre de vie, alors qu’il y a des corbeilles à tous les coins de rues !
Même chose pour les déjections canines, elles doivent être ramassées. Pour faciliter la tâche aux propriétaires de chien justement, des canisites et distributeurs de sacs sont accessibles partout en ville.
Autre obligation qui incombe aux propriétaires de canidés : un chien doit être tenu en laisse lorsqu’il se balade dans la rue et les parcs, même « s’il est gentil », dira son maître !
C’est le code rural et un arrêté municipal du 10 août 2012 qui l’imposent. Certains chiens, dits dangereux, doivent aussi porter une muselière.
Circulation / stationnement
Avec une réglementation en perpétuelle évolution, y compris le code de la route, et des aménagements de l’espace public toujours plus nombreux au bénéfice de la sécurité et de la cohabitation des usages, c’est en faveur d’une ville apaisée que les flux de circulation et le stationnement s’organisent.
Pour Nicolas Courivault, responsable du service circulation stationnement à la Ville, « l’espace public n’est pas extensible. Il est donc nécessaire que tout le monde cohabite et surtout, que personne ne se l’accapare au détriment d’autrui. Les études, tests et dispositifs mis en place montrent clairement que cette cohabitation est possible dès lors que le respect mutuel demeure.
En hypercentre par exemple, c’est une zone de rencontre où la vitesse est limitée à 20 kilomètres heure. On y roule au pas ! Dans cet espace matérialisé par des panneaux spécifiques, c’est le plus vulnérable qui reste prioritaire : le piéton d’abord, puis le vélo, et la voiture ».
Une méconnaissance du code de la route
Les aménagements urbains dans chacune des rues sont la plupart du temps installés pour éviter les infractions et incivilités : un dos d’âne pour que la vitesse soit respectée, des potelets pour empêcher de tourner là où c’est interdit, des trottoirs surélevés pour que les voitures ne s’y garent pas, …
Désormais, ni les panneaux de signalisation, ni les bandes jaunes ne suffisent.
En plus, chacun de ces aménagements a un coût.
« Pourtant, poursuit Nicolas Courivault, certains des aménagements réalisés ont un réel impact sur le comportement des automobilistes. Rue Raspail, rue Neuve-St-Étienne ou rue Porte-Tourny par exemple, l’agencement tel qu’il est fait incite les conducteurs à lever le pied ».
À moteur ou à pédales, c’est sur la route
Les engins motorisés roulent sur la route. Les vélos sont tenus de circuler sur la chaussée eux-aussi ou sur les pistes cyclables lorsqu’il y en a. En zone 30 ou zone de rencontre, ils sont autorisés à rouler en contresens de la circulation automobile dès lors que la voie est en sens unique, comme c’est le cas dans près de 170 rues à Limoges où sont présents les panneaux ( colonne centrale).
En revanche, les trottoirs c’est pour les piétons. Seuls les enfants de moins de 8 ans peuvent y faire du vélo.
Il va de soi que le code de la route s’applique aux cyclistes qui doivent respecter les feux, stops, priorités. Attention néanmoins aux petits panneaux qui sont apparus sur les feux de signalisation et qui autorisent les cyclistes à s’affranchir de la couleur du feu dès lors que la circulation le permet.
En deux roues, l’utilisation de matériel adapté pour être vu participe aussi à la qualité du partage de l’espace et à la sécurité. Et pour les trottinettes électriques, leur vitesse ne doit pas excéder 25 km/h.
Elles n’ont rien à faire sur les trottoirs et un seul conducteur par engin est
autorisé à partir de 14 ans.
