"Sur le vif", Solidarité, santé

Vis ma vie pour comprendre

Le 20 novembre, lors de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, la Ville a accueilli 27 personnes en situation de handicap, venues découvrir comment se passe une journée de travail en milieu ordinaire.

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Un par un, aux côtés des professionnels de la Ville qui s’étaient portés volontaires, ils ont partagé leur univers : au CCAS par exemple et dans plusieurs services de la collectivité (direction de la culture et des arts, direction citoyenneté et accueil des usagers, direction des espaces
publics, direction de la jeunesse, direction des ressources humaines, …), ou à l’Opéra.

En immersion auprès des seniors

Estelle Massy faisait partie de ceux-là. Elle a ainsi accompagné Céline Le Moal qui est esthéticienne en EHPAD.
Estelle travaille à l’ESAT* de l’Apsah. Lorsqu’on lui a proposé de participer à cette journée, elle a dit oui sans hésiter, car, comme elle le dit, elle « aime prendre soin des autres et le maquillage aussi ! »
Pour Céline, cette journée était bien plus qu’un stage, car Estelle à découvert combien prendre soin s’inscrit dans une dimension sociale,  participe à l’estime de soi et est un très bon moyen d’éviter aux seniors de se laisser aller. Comme elle l’explique d’ailleurs, « même si je suis esthéticienne, l’approche avec les personnes âgées est différente. C’est une autre façon de faire. J’ai suivi beaucoup de formations complémentaires pour comprendre les pathologies dont souffrent les résidents ou pour savoir comment me comporter vis-à-vis d’eux.
On peut retrouver de la coquetterie, même à 90 ans, mais pour y parvenir, il faut créer la confiance et être patient. Grâce à l’esthétique, les résidents sont bien dans leur peau ».
C’est ce rapport à l’autre et le sens d’un métier qu’a pu découvrir Estelle ce jour-là !

55 sur 600

Parmi les 600 stagiaires que la Ville accueille chaque année, certains
sont en situation de handicap (55 en 2025).
En complément, des conventions de mise à disposition sont signées avec des associations, des ESAT ou le CDTPI* d’Isle par exemple.
« Concrètement, explique Sabine Freylone, directrice du service Vie professionnelle à la DRH, nous abordons la question de l’accès à l’emploi selon les handicaps vis-à-vis des professionnels de la collectivité qui y sont confrontés tout d’abord, mais aussi en lien avec des partenaires.
Il s’agit par exemple des IME*, des ESAT*, des ESRP* ou de l’EPNAK.
Pour renforcer ces actions et obtenir une enveloppe dédiée justement, nous avons signé une convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique en avril 2024 ».

* CDTPI : Centre Départemental de Travail Protégé
IME : Institut médico-éducatif
ESAT : Établissement et services d’accompagnement par le travail
ESRP : Établissement et services de réadaptation professionnelle
L’EPNAK - ESRP de Limoges forme à partir de 16 ans, les personnes reconnues travailleur en situation de handicap pour leur permettre d’accéder à l’emploi.

L’Université de Limoges encore plus inclusive
L’Université de Limoges franchit une nouvelle étape majeure en matière d’inclusion avec un projet dédié à l’accompagnement des étudiants présentant des Troubles neuro-développementaux (TND)
En dix ans, le nombre d’étudiants en situation de handicap suivis à l’Université de Limoges a été multiplié par quatre, refl étant une tendance nationale forte : 63 800 étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur en 2024, contre 7 550 en 2004.
Face à cette croissance, l’Université a réagi et souhaite lever les obstacles rencontrés par les étudiants, notamment ceux relevant du spectre de l’autisme : accompagnement individualisé, aménagements et outils pour favoriser leur réussite académique, sociale et professionnelle sont les maîtres mots du programme, sans oublier la formation et la sensibilisation de la communauté universitaire et du grand public.
Un cycle de conférence a débuté en octobre. La prochaine est prévue jeudi 5 février dans la salle de cinéma du campus des Jacobins, 88 rue du Pont Saint-Martial. Le thème : les troubles du neuro-développement et leurs conséquences sur les apprentissages par le dr Clotilde Tuillier, neuropédiatre à l’Hôpital mère enfant. La suivante, prévue le 25 février, traitera du thème : Autisme et université inclusive par Josef Schovanec, philosophe et écrivain - Lieu à venir.
Ces conférences sont ouvertes gratuitement au grand public selon les
places disponibles - Plus d’informations par mail à celine.givelet@unilim.fr

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