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Une imprimante 3D pas comme les autres

L’ENSAD à la pointe de l’innovation avec une nouvelle imprimante céramique 3D

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Jeudi 19 mars, à l’École nationale supérieure d’art et de design (ENSAD), une nouvelle imprimante 3D céramique était inaugurée.

Ce nouvel outil est destiné à ouvrir d’autres perspectives créatives et participera indéniablement à la renommée de l’école quant à son approche des nouvelles technologies. C’est l’entreprise 3D Minérals qui a conçu les premiers prototypes et reste leader dans ce domaine.

Dans le laboratoire de l’ENSAD qui existe maintenant depuis une dizaine d’années, étudiants et artistes en résidence repoussent les limites de la créativité. Si tout est envisageable dans leur imaginaire, c’est une autre histoire lorsqu’il s’agit de contraintes techniques. Et sur ce point l’école supérieure d’art et de design de Limoges, met toutes les chances de son côté.

Comme le précise Arnaud Borde, le responsable du laboratoire de recherche de l’école, « les imprimantes 3D que nous avions ne nous permettaient pas de sortir du modèle type vase. Ce nouvel outil répond à nos questions sur la création et sur l’approche des céramiques contemporaines. Désormais, nous avons accès à des formats d’impression beaucoup plus diversifiés, avec des formes complexes et de grandes dimensions », insiste-t-il.

 

 

Françoise Seince dirige l’ENSAD et voit dans ce nouvel outil une perspective d’évolution des pratiques. « C’est un investissement qui a été fait sur le long terme. 

Cette imprimante 3D ne permettra pas forcément de changer les pratiques, mais elle sera un atout pour les amplifier et donner aux étudiants de nouvelles possibilités de créations. Le partenariat que nous avons engagé avec l’entreprise 3D Minerals est à double sens : les étudiants vont s’engager dans des processus de Recherche de plus en plus fort / l’entreprise va continuer à tester de nouvelles pratiques à leur contact ».

Leaders mondiaux

Pour Cédic Jacquement, l’un des co-fondateurs de 3D Minérals, « c’est une réponse à une problématique à la fois technique et artistique à laquelle nous répondons aujourd’hui. Nous sommes les seuls au monde à disposer des brevets pour créer les adjuvants qui permettent d’imprimer avec de la barbotine (céramique en pate). En soi le principe est simple, mais la complexité est de trouver le bon dosage pour que la pâte de céramique puisse réagir comme il faut dans la tête d’impression.

Il existe des centaines de combinaison selon la matière première utilisée ».

« L’autre enjeu sur lequel nous travaillons, ajoute Claude Schneider, co-fondateur de l’entreprise, est de développer l’usage avec des matières recyclées et de trouver aussi comment réduire les temps de cuisson. Toutes ces demandes qui émanent du champ industriel ont aussi comme finalité une réduction des coûts ». 

Le reportage de 7ALimoges 

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